Cosumar : des signaux de redressement, mais une équation financière encore sous tension

Cosumar : des signaux de redressement, mais une équation financière encore sous tension
Casablanca – Cosumar entame selon un communiqué officiel le second semestre 2026 sur une trajectoire contrastée.
Cependant, si l’amélioration des conditions hydriques et la reprise progressive des volumes offrent de meilleures perspectives à l’amont agricole, le groupe reste confronté à la pression des cours internationaux du sucre et à une hausse significative de son endettement.
À fin juin, le chiffre d’affaires consolidé s’établit à 4,825 milliards de dirhams, en recul de 10% sur un an. La contraction s’atténue toutefois au deuxième trimestre, avec un repli limité à 2,8%, traduisant une normalisation progressive de l’activité après un début d’exercice perturbé.
Le principal motif d’espoir réside dans l’amélioration du contexte agricole : la production nationale de sucre blanc est attendue à 240.000 tonnes, tandis que le rendement de la canne à sucre progresse de 15%. Plus largement, la perspective de cultiver plus de 60.000 hectares lors de la campagne 2026/2027 pourrait renforcer durablement l’approvisionnement du groupe.
Mais cette embellie agricole s’accompagne d’un point de vigilance majeur : l’endettement net a bondi de 45,1%, à 2,333 milliards de dirhams, sous l’effet notamment des besoins de financement de la campagne agricole.
La lecture des résultats est donc moins celle d’un recul que d’une phase de transition. Cosumar bénéficie désormais d’un environnement hydrique plus favorable et d’une reprise progressive de ses volumes, mais doit encore convertir ces signaux positifs en croissance rentable. La remontée des cours du sucre, la maîtrise de l’endettement et la réussite des prochaines campagnes agricoles seront, à cet égard, les principaux marqueurs de sa capacité à renouer avec une dynamique plus solide
Mohamed LOKHNATI




