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Institut Français d’El Jadida Abderrahim Cheqrouni: Un vernissage qui vaut le détour !

Institut Français d’El Jadida

Abderrahim Cheqrouni: Un vernissage qui vaut le détour !

Dans la galerie lumineuse de l’Institut français d’El Jadida, l’exposition « Au fil du mouvement » a consacré Abderrahim Cheqrouni, 72 ans, autodidacte qui transforme le fil tendu en langage plastique.Les œuvres, de moyen et grand format, frappent par leur rigueur géométrique métamorphosée en émotion visuelle.

Chaque tension devient souffle, chaque croisement dialogue : une poésie suspendue qui a captivé un public venu nombreux. Certains visiteurs évoquaient une danse silencieuse, d’autres une architecture sensible flottant dans l’espace.Au centre de la salle, Cheqrouni s’est exprimé avec simplicité : « Je tends le fil comme d’autres posent une touche de peinture. Chaque tension est une respiration, chaque croisement une rencontre. » L’artiste revendique une démarche démocratique : « Avec un matériau simple, on peut créer des univers entiers. L’art appartient à tous. »

Cette volonté d’accessibilité distingue son travail dans un Maroc où l’art filaire reste confidentiel. En donnant voix au fil, Cheqrouni cherche à raconter le mouvement, la lumière et le vide, tout en affirmant qu’un geste humble peut devenir langage.Le vernissage, qui se poursuit jusqu’au 26 septembre, s’impose comme un moment de dialogue rare entre l’artiste et son public.

Les fils tendus, loin d’être contrainte, se révèlent ouverture : une invitation à repenser la matière et à voir dans l’infime tension la promesse de l’infini.Je peux prolonger cette dépêche en accentuant soit la portée démocratique, soit l’impact esthétique, soit encore le rôle de l’Institut français dans la mise en lumière de cette démarche.

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