DHJ: Rigueur budgétaire et ambition sportive, principaux défis

Rigueur budgétaire et ambition sportive, principaux défis du DHJ
EL JADIDA — Dans un championnat où les écarts de moyens peuvent peser lourd dans la hiérarchie sportive, le Difaâ Hassani d’El Jadida avance avec une équation particulière : faire valoir ses ambitions avec des ressources financières qui ne le placent pas parmi les clubs les mieux dotés de l’élite marocaine.
Invité de Radio Mars, le président du Difaâ Hassani d’El Jadida, Abdellatif Moktarid, a affirmé que son club occupait le dixième rang du championnat professionnel marocain en matière de budget.
Cette donnée apporte un éclairage intéressant sur la situation du club doukkali. Elle rappelle que la hiérarchie financière ne se confond pas nécessairement avec la hiérarchie sportive. Dans un football de plus en plus dépendant des capacités d’investissement, disposer de moyens inférieurs à ceux de plusieurs concurrents impose une gestion plus rigoureuse et des choix sportifs particulièrement ciblés.
Le budget constitue un outil, mais il ne fait pas à lui seul une équipe. Recrutement, formation, encadrement technique, stabilité institutionnelle, valorisation des joueurs et cohérence du projet sportif peuvent permettre à un club de compenser, au moins en partie, un déficit de ressources.
C’est précisément sur cette capacité à optimiser ses moyens que se joue une partie de l’équation du Difaâ. Le club d’El Jadida devra transformer ses contraintes budgétaires en levier de compétitivité, tout en répondant aux attentes légitimes d’un public qui aspire à voir son équipe durablement installée parmi les formations ambitieuses du championnat.
L’enjeu dépasse ainsi la seule question du classement budgétaire. Avec le dixième budget de l’élite, le Difaâ devra surtout démontrer que la valeur d’un projet sportif se mesure aussi à la manière dont ses ressources sont utilisées.
Pour les dirigeants comme pour les supporters, le véritable indicateur restera donc le terrain : la capacité du club à convertir une marge financière plus réduite en résultats, en stabilité et, à terme, en ambitions sportives concrètes.
À El Jadida, la question n’est donc pas seulement de savoir combien le club dépense, mais ce qu’il parvient à construire avec ce dont il dispose.
Mohamed LOKHNATI




